De Lower Sabie à Graskop

Publié le par Chris

Jour 8

Pour ce dernier matin au Krüger, nous nous sommes inscrits à une marche (morning walk) accompagnée par deux rangers armés.

A 5h30, le jour pointe à peine.  Les rangers nous emmènent en 4x4 à quelques kilomètres du camp.

En descendant de voiture, l'un d'eux repère des traces fraîches d'hippopotame.

En effet, l'animal n'est pas loin.

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Nos guides sont inquiets. Les hippopotames sont extrêmement dangereux.

Nous nous faisons discrets.


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Le ranger nous donnent les consignes de sécurité pour ce type de sortie:

-tout d'abord, pas de bruit

-ensuite, il faut marcher à la queue leu leu, parce qu'ainsi les animaux ne voient qu'une ligne et ne nous identifient pas comme une proie

-enfin, quand les guides nous donnent des explications, on se rassemble en cercle

-et surtout, tout le monde ouvre les yeux pour repérer tout danger.


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Pour l'heure, le danger, c'est l'hippopotame. Donc, nous faisons un grand détour pour éviter de se faire repérer.

 

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Finalement, à part un hippo, une girafe, des zèbres, un cob et quelques oiseaux, nous ne voyons pas beaucoup d'animaux et rentrons un peu déçus.

En quittant le camp, nous nous arrêtons près d'un plan d'eau où nous resterions bien plus longtemps.

 

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Un héron qui prend un dos d'hippopotame pour une planche à voile!


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Un peu plus loin, de nombreuses voitures sont arrêtées. Il y a un véritable bouchon.

Renseignements pris, un léopard est perché dans un arbre, en train de dévorer un impala.

Nous apercevons les pattes de l'impala qui pendent, mais il y a beaucoup de feuilles et nous ne sommes pas bien placés pour voir. Ceux qui sont aux 1ères loges ne sont pas décidés à céder leur place. 

Finalement, le léopard rassasié va faire la sieste un peu plus loin sur la branche et nous devons nous résigner à partir sans avoir pu faire de clichés corrects.

Dommage, mais pour les photos, c'est aussi la loi de la jungle!


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Nous quittons le Krüger.

Nous nous arrêtons à un  village shangana près d'Hazyview.

Une école de Prétoria arrive en même temps que nous.

Nous nous joignons à eux pour faire la visite.


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Avant d'entrer, le guide doit demander l'accord du chef du village.

Celui-ci a 3 femmes et 25 enfants.


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Traditionnellement, la 1ère épouse est choisie par le père, puis la seconde par la 1ère, la 3ème par la 2ème...de façon à éviter les disputes.

La hutte centrale est celle du chef. Personne ne peut y entrer sans son autorisation. 

Il y a aussi une hutte pour la mère du chef qui est décédée, car les Shanganas ont un rapport particulier aux ancêtres.


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La hutte de la mère du chef

 

Chaque épouse a aussi sa propre hutte, tout comme les enfants en âge de se marier.

Celles des enfants sont près de l'entrée du village pour en assurer la protection.

Une autre sert à la cuisine.


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Des femmes tissent une natte en paille. Elles tendent les fils avec un système de poids.


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Comme les élèves filles en visite, je m'essaie à cette technique.


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Pendant ce temps, les garçons eux s'initient au lancer de sagaie.

 

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Nous avons droit à un verre de bière de sorgho.

Euh, comment dire? ... C'est sympa. MERCI.

 

Puis nous rencontrons le sangoma, c'est à dire le guérisseur.


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Il nous explique comment il traite les malades.

Il utilise notamment l'aloe vera pour les problèmes de peau, les infections de l'oeil, les troubles digestifs...

Avant d'être à la mode chez nous, l'aloe vera faisait partie des remèdes traditionnels en Afrique.

A la fin, nous discutons avec le guide, Shangana lui aussi, au sujet de l'Afrique du Sud d'aujourd'hui, des rapports entre les Blancs et les Noirs, des mariages mixtes, qui s'ils sont autorisés, n'existent pas ou peu parce que les Noirs sont trop pauvres. Il nous dit qu'il a appris un peu notre langue et qu'il rêve d'épouser une Française!

 

Après cette visite, nous continuons la route panoramique qui offre de superbes vues jusqu'à Graskop où nous nous installons à Valley View Backpacker, un hébergement pour routards. André nous accueille, sympa mais un peu speed.

Au cours de la soirée, nous entendons un touriste parler des Sud Africains, tellement sympas, pas comme les Français qui font toujours la tronche!!!

Je me marre.

Quelqu'un me demande: "Vous êtes Français?"

Nous? Réunionnais!


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Commenter cet article

muse 30/09/2011 20:09


Tu fais comme mes élèves, qui se disent réunionnais avant tout! Remarque, eux, on les croit, vu leur niveau en français...


Chris 01/10/2011 20:30



Remarque bien qu'étant donné mon niveau de créole, je ne peux pas faire illusion bien longtemps.